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Tu prends le plus gros tronc à gauche, la prochaine racine, tu la suis jusqu’au terrier, tu prends la sève et vlipp, en deux secondes, t’es en haut.

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Un autre monde

Le Mont

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L’arbre regarda du haut de ses branches le crâne poilu du petit homme, et d’un mouvement venteux, caressa sa nuque de ses jeunes pousses. L’enfant leva la tête et fut touché, à travers les larges feuilles, par un rayon de soleil. Il sourit, ainsi réchauffé par la chaleur de la lumière et la douceur végétale. Le tronc rugueux retenait ses membres mous. Le bruit des feuilles devint doux. La terre humide rafraîchissait sa posture, mais il sentit le poids des racines porter sa carcasse. Les sous bois flairait bon la simplicité et enfin, il soupira d’un large sourire tout ce qui s’était accumulé dans son esprit entre cet arbre et là d’où il venait.

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Imprimé sur le béton. Sur le point de s’envoler. D’un revers de la main, le taggeur affiche son rêve sur les murs de la ville. Plombé par le soleil et suant dans ses bottes. Le cheval n’a rien à dire. La vie est dure. Il partira pour de nouvelles pupilles qui prendront le cliché idiot d’une peinture murale. De passage.
Et dans la rue, les badauds traversent des sas, la misère, le tourisme, le luxe, le patrimoine. Ils regardent. Que voient-ils en fait d’un sursis lumineux au dessus de dignes vieilles pierres? D’un clochard caché sous sa couette crasseuse? La réalité d’une ville, entre rêve d’urbanisme et violence immatérielle, loin d’une utopie qu’on écrase. L’individualisme du peuple qui avance, en fête, en berne, dépend des humeurs et des heures. On plante dans tous les sens avec coeur et rancoeur. Mais vibre au fond des bobines qui défilent un espoir et les âmes vivantes se croisent au bord d’un rempart où un cheval prend ses ailes pour la réalité. Et décolle.